Chez Anne Hecquedote

Cruchotte, psychote et radote.

samedi 31 octobre 2009

Actu qui tue pas

En voilà une nouvelle qu'elle est bonne! ^____^

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dimanche 11 octobre 2009

Le chant du bouc pour le rat mort

   "Chant du bouc" se dit approximativement "tragédie" en grec. J'étais partie pour titrer "La tragédie du rat mort", puis je changeai d'avis. L'anecdote étant un peu tristounette pour moi, Cruche hyper sensible, j'ai eu envie d'en ridiculiser le titre afin de soulager le deuil profond qui suivit cette triste histoire... et de jouer un peu avec les langues...

    J'en ai ramené, des trucs bizarres du boulot, mais c'est bien la première fois que je ramène un rat décédé...

****

   A la récré, je sortis en courant de la classe, alertée par des hurlements dans la cour (enfin, des hurlements pas comme d'habitude, devrais-je dire). Une foule d'élèves s'était agglutinée autour de ce que je croyais être une baston. Je m'approchai, jouai des coudes, des poings et des pieds. Un prof était déjà là... dans un cercle de vide.

  "Qu'est ce que c'est que c'te nouveauté, encore?" Il n'y avait personne dans le cercle...

    Je baissai les yeux et le vis.

  Une adorable boule de poils marron, prostrée, affolée. Un rongeur, un raton? Non, un octodon, pour être plus précise, propre, le poil brillant, les yeux noirs. "Mes dieux, mais qu'est-ce qu'il est mignon!" m'exclamai-je en pensée. Les élèves faisaient cercle autour de lui, et hurlaient d'effroi et de dégoût.

  Les adultes se mirent en devoir de repousser tous ceux qui s'approchaient, et de renvoyer, comme au base-ball ("Un élève courbe, attention!"), ceux qui étaient poussés par leurs gentils camarades sur le rat.

  Les hurlements changèrent bientôt d'intensité et de cible. ("Hein? il se passe quoi, là encore?") Le cercle se déplaça autour de moi. Je bougeai lentement aussi, constatant que mon pied gauche était à peine moins léger qu'avant, et pour cause: Aristote -car ainsi je le baptisai- s'était réfugié dessus.  Peut-être avait-il senti que je ne lui voulais aucun mal, ni n'éprouvais de dégoût.

Je secouai doucement, tout doucement, mon pied. Aristote descendit, et je le gardai entre mes massives chaussures, aux aguets, bras tendus, prête à cogner sur tout mineur qui s'en approcherait. 

  Un collègue ramena une boîte. Il eut peur, tenta de l'éviter, mais y rentra docilement quand je le guidai, mes mains en coupe autour de lui.

Nous dénichâmes une cage à rongeurs et des chiffons pour en tapisser le fond, afin qu'elle ne lui soit pas trop dure. Je le posai dans un coin tranquille.

Deux heures plus tard, je le retrouvai, ses yeux noirs désormais luisants d'un drôle d'éclat bleuté. Aristote était mort, ses organes n'ayant pas résisté aux coups de pieds d'enfants fiers de montrer un cruel et lâche courage.

  Je l'emportai, triste de n'avoir pas pu le protéger. Je m'excusai, par superstition, de ne pas avoir réussi à le garder en vie, ni de ne pas pouvoir lui offrir autre chose qu'une poubelle en guise de sépulture, alors qu'il s'était dirigé vers moi pour trouver un abri. 

"Au moins, il sera mort dans le calme," me disais-je pour me consoler.

****

  Pourquoi Aristote?

  Parce que, sur certaines peintures, Aristote montre le sol, et que les rats vivent près du sol. Et puis parce que je suis dingue pour trouver que c'est un raisonnement cohérent. Et puis aussi pour me venger du fait que sa langue soit parfaitement intraduisible.

    Aristote, témoin* de la méchanceté enfantine, repose en paix.

    *Témoin se dit "martyr" dans un antique langage.

Posté par annekdotas à 17:08 - Radote - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 7 octobre 2009

Speaking in the Dark

    Et si vous appreniez le chinois en Chine, sur le terrain?

    Hop, c'est parti! Après un voyage épique, vous voilà inscrit au collège des Tulipes Rouges. C'est le premier jour, il y en a des élèves! Vous vous retrouvez, sans trop comprendre comment, dans une salle de classe, avec toujours plein d'autres. Le prof parle, mais vous avez beau écouter, vous ne comprenez pas un mot. Le prof vous pose une question. Vous ne répondez pas. Le prof répète. Vous répétez aussi, sans comprendre ce que vous dites. Il a l'air d'attendre quelque chose, mais quoi, mais quoi? il dit quoi? Aucun mot ne ressemble aux vôtres! Rien, nada, niet, que dalle!

    Lorsque vous avez une question, vous ouvrez la bouche, habitué que vous êtes à parler spontanément. Mais vous la refermez aussitôt en vous souvenant que vous n'avez aucun mot pour l'exprimer. Vous en avez toute la journée, de ces petites inspirations qui préparent une phrase et qui finissent dans un souffle silencieux et découragé. La question reste dans vos yeux, sur votre visage, sans pouvoir s'envoler vers l'autre sous sa forme intelligible. Vous avez parlé toute votre vie, et vous voilà muet.

    Le soir tombe, vous êtes épuisé d'avoir essayé de percer le mystère de ce nouveau langage, exténué d'avoir suivi dans le noir un chemin ponctué de syllabes hermétiques.

    Et tous les jours, il faut y retourner. Elles sont bien gentilles, les dames qui sont en classe, elles ne crient pas, mais elles ont toujours l'air d'attendre quelque chose de vous, quelque chose que vous ne pouvez pas leur donner, faute de saisir.

***

    Je travaille toujours avec la section Accueil, celle qui accueille les élèves étrangers ne connaissant pas la langue.  Je vois chez certains les questions qu'ils ne peuvent pas poser et qui restent sur leur visage,  mélangées à  la peur et la frustration de n'être pas compris.  Chez d'autres, ceux qui progressent plus vite, une langue intermédiaire se crée entre nous, un mélange de français et de leur langue d'origine. Je suis incapable de répéter ce qu'ils me disent, pourtant, je les comprends, de façon intuitive.

    Travailler avec la Section Accueil est fatigant, pour eux comme pour le personnel pédagogique. Nous sommes tous tendus, à nous rompre,  les uns vers les autres, pour nous comprendre. Je suis obligée d'improviser, de changer fréquemment de tactique pour faire comprendre une consigne. "Utiliser le tableau, l'écrit, les gestes, les autres élèves. Montrer. Encore. Faire répéter. Encore. Vérifier qu'ils comprennent." Nous sortons de là éreintés, ravis cependant quand l'heure a été bonne.

    Mais nous savons aussi que ce n'est pas gagné pour autant, et que le lendemain, nous recommencerons. Encore.

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mercredi 30 septembre 2009

X-Manne Evolution

    Les mois ont passé, et je constate un changement dans ma façon de travailler.

    J'anticipe mieux, fait face plus facilement, donne de meilleurs repères aux gamins dans la classe. Et punit quand la situation dégénère ("Bon, trop de bruit, j'en ai marre, vous copiez le règlement!!!").

    Un phénomène nouveau s'est mis en place dans ma tête, et, à en entendre les profs dans la salle des profs, je suis loin d'être la seule: en plein boulot, je suis plusieurs. Une Cruche contrôle le physique ("Je gueule, alors fais la gueule de moi qui gueule!"), une autre trie et traite les infos ("Alerte, bavardage à gauche, intervenir, vite!"), une troisième commente intérieurement sans intervenir ("Les élèves dehors croient que je ne les entends pas parler de moi, mes dieux, quelle naïveté!"). Parfois, je crie très fort, mais je me roule par terre d'esclaffade en dedans: "Mes dieux, c'que t'es ridicule, ma pauvre Anne!" "Mes dieux, s'il/elle voyait comme tu rigoles!"

    C'est un nouveau super-pouvoir très utile: avec plus de détachement, la peur diminue. J'ai moins l'impression d'être débordée sur tous les fronts, parce que la répartition des tâches organise mieux mon esprit désormais coupé en trois (enfin, en trois parties recensées à ce jour, sans compter les autres). Je suis à la fois plus souple et plus précise, les broutilles ne m'énervent ni ne m'agacent. Les trucs les plus simples marchent: prévenir avant de punir, témoigner de l'intérêt ("Attends, je finis, après, je te donne la parole"), un ton décontracté mais ferme, de l'humour, faire participer les mômes ("Qui va me l'écrire au tableau?").

    Il y a des échecs, bien sûr, mais dans l'ensemble, cela se passe beaucoup mieux.

    Cependant, je reste persuadée qu'il n'y a rien au monde d'aussi difficile, rien d'aussi fatigant, ni rien d'aussi passionnant.

Posté par annekdotas à 21:26 - Radote - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 28 septembre 2009

"Cruchottak! Go!"

    Ceux qui traînent ici savent que j'ai l'amusante habitude d'avoir une chanson stupide dans la tête quand je bosse dans mon collège. Comme je travaille encore plus qu'avant, je trimballe désormais un lecteur MP3 au lieu de matière grise, qui joue aléatoirement les titres les plus absurdes. 

    L'ambiance scolaire, entre moulons, bastons et autres chefs-d'oeuvre de notre jeune humanité, me souffla le petit détournement suivant à ma gloire. Pour la version originale, cliquez ici, juste ici.

    Anne Cruchotte alias Cruchottak
    Tu ne crains vraiment dégun*
    Quand l'armée de trolls attaque
    T'hésites pas à envoyer les mains

    Toi princesse de l'espace
    Cruche ex-tête d'ampoule**
    Tu ne fais pas tête basse
    Quand tu dois fendre la foule

    Cruchottak avec ton cerveau
    T'aides ceux qui en ont besoin
    Ceux qui te disent des gros mots
    T'aimerais les taper du poing

****break douloureux****

"Cruchottak, go! Carnet de correspondance! Dépêche!"

    Toi, princesse de l'espace
    La risée de la cour
    Tu te moques des menaces
    Quand tu cries "ALLEZ EN COURS!!!"

    Pour l'amour des piafs et des murs***
    Mais certes pas des enfants
    Tu vivras en survivant
    Aux plus affreux traitements

    Pour l'amour du salaire versé
    Et des heures non chômées
    Cruchottak, tu es plus forte
    Que les ados qui te veulent moooorte!

*Dégun: massaliotisme. Synonyme de "personne".

**Un clin d'oeil à la série "Malcolm" ne fait jamais de mal.

***Il n'y a pas de fleufleurs par chez moi.

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mercredi 16 septembre 2009

Brève

    Entendu d'une vendeuse à une fillette dans une papeterie:

    "Ahlàlà, les mangas! et vous ferez quoi, quand il n'y aura plus de mangas, hein? Le jour où il n'y en aura plus, vous ferez quoi?"

    Bah on tuera des gens tout en nous vautrant dans la luxure, M'dame, c'te question.

    Comme on l'a appris dans les mangas, quoi.

    Je décidai qu'il n'y avait rien dans cette boutique et traînai mes basques fatiguées ailleurs. Loin.

    Et m'offris un tome de "Xxx-holic", le premier de "Murena", et un bouquin de Neil Gaiman, "American Gods". Qu'on me laisse rêver, rire, m'instruire et méditer.

    C'est à cela que (me) servent les récits.  Quels qu'en soient les supports. 

  (Cette note est d'une brièveté certaine et d'un intérêt douteux, mais j'attendrai d'être moins sur les rotules pour poster des trucs moins inintéressants...)


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samedi 12 septembre 2009

Courses de rentrée

    Dans une boutique de fournitures, bondée en septembre, une Cruche entre.   

    "Bonjour, Mme Pédagogie!

    -Mlle Cruchotte! c'est un plaisir de vous revoir après ces vacances! Qu'est-ce qu'il vous faut aujourd'hui?

    -Aloooors, il me faut: deux mots sur le carnet, un rapport disciplinaire, et une gueulante  Maxi-Furia, taille XL.

    -Une Maxi-Furia taille XL? Vous êtes sûre que la gueulante va rentrer? Vous ne voulez pas essayer avant?

    -Bah euuuh... ouais, si vous voulez. "NAN MAIS TU ME PRENDS POUR QUI?" Ouais, ça a l'air d'aller, ça ne part pas trop dans les aigus.  "EN PLUS, TU CROIS QUE TU ARRIVERAS A TE CACHER?" Non, c'est bon, les gros yeux sont assortis, c'est ce qu'il me faut.

    -Ah oui... Mais, vous comprenez, comme Furia taille grand, j'avais peur que ça soit un peu trop large pour votre gosier, mais non, en fait. Il vous faudra autre chose? Nous avons un très bel arrivage d'heures de colle...

    -Ah, ça tombe bien, vous m'en réservez une pour demain? Au nom de Lafrim, 4ème Boulet. Je viendrai le chercher à 16h30.

    -Pas de problème. Et en prime, vous avez un Prof Principal qui sonnera les cloches du prochain crétin qui vous manquera de respect, cadeau de la maison!

    -Je reconnais bien là la qualité de vos services! Vous êtes la meilleure!

    -Merci! Voilà, c'est emballé! Bonne rentrée, Mlle Cruchotte!

    -A vous aussi, Mme Pédagogie!"

    Avec mes nouvelles affaires prêtes à sévir servir, telle un Renton* contemplant son avenir dans sa main, je décrète: "And now... now I'm ready." 

    C'est la rentrée, et je suis prête.

    *Dans le film "Trainspotting", de Danny Boyle.

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vendredi 14 août 2009

Brève

    Ce soir-là, j'attendais le véhicule qui devait me rapatrier chez moi. Une clocharde tapa violemment sa canette  juste derrière mon dos. Je sursautai, et elle s'approcha tout près de moi, la bouche crispée et le chaos à la place des pupilles, pour hurler plus confortablement: "TU CONNAIS MOISE? NAN MAIS, TU CONNAIS MOISE? REEEPOOOONDS!!! TU COOOOOOONNAAAAAAIS MOOOOOIIIIISE?"

    Oui, je connais Moïse, c'est celui qui joue dans les  Dix Commandements, un grand film.  Je ne le lui ai pas dit, car je pensais avec une voix lasse, lasse, lasse: "Ooooh non, pas encore, j'ai pas envie de me faire taper, pitié, pourvu qu'elle ne me tape pas, là, j'en ai vraiment marre...". La Cruche est courageuse comme le chevalier Bohort.

    Les dieux me prirent en pitié cette fois-là, et je rentrai sans encombre. 

    Je me demande toutefois si je n'ai pas un aspirateur à faits divers ou à cas sociaux au-dessus de ma tête...

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jeudi 23 juillet 2009

"Bravo! moi, je dis: bravo!"

    Bah moi, de toute façon, je l'ai toujours dit. Il y a beaucoup trop de vert dans la nature autour des villes. C'est pas plus mal qu'enfin on se décide à refaire la déco! Des pins, de la garrigue, mais qui nous a fichu ça là? Et puis, on n'a jamais assez de cendres qui entrent chez soi, par la fenêtre, avec un délicat fumet de cramé qui sèche la gorge et donne la migraine. Amis massaliotes, ne battez surtout pas vos draps: la cendre sèchera vos sueurs nocturnes, et vous vous réveillerez ce matin frais et dispos(quoiqu'un peu gris). Mais cela n'a point empêché Cendrillon de trouver le prince Charmant, alors, où est le problème?

    Je tiens donc à remercier chaleureusement nos amis les militaires pour le travail qu'ils ont gracieusement fourni. Et bravo.

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vendredi 10 juillet 2009

Rapport du Guet, II

Un fait divers sans précédent est relaté dans ce blog! Si vous avez raté la première partie, cliquez là. Trouverez-vous qui est le coupable?

De: Anne Hecquedote

Contre: P.A. Rano

"Moi, Anne Hecquedote, reine auto-proclamée des Cruches, des Cloches et des Potiches, déclare vrais et authentiques les faits suivants:

Ce soir-là, je déversais des ruisseaux de larmes dans les oreilles de mes amis par téléphone parce que mon copain venait de me plaquer, lorsque j'entendis des cris terribles. Je suis descendue, et j'ai vu Mme Choes, sur le sol et le dos, très violemment frappée par M. Rano. J'ai eu drôlement peur.

J'ai essayé de m'interposer entre eux, mais M. Rano m'a violemment projetée contre un mur, sur lequel je me cognai l'avant-bras, que je m'égratignai et éraflai. J'ai essayé une seconde fois, mais il me mordit la main droite. Alors j'ai eu peur, et je suis rentrée. D'ailleurs, le médecin-urgentiste qui m'a examinée n'a pas compris tout de suite ce qui m'était arrivé.

"Alors, Mademoiselle, que vous arrive-t-il?

-J'ai été mordue par mon voisin.

-Un chien? il était à qui?

-Non, pas un chien, mon Voi-Sin."

J'ai appelé la police qui m'a dit d'aller porter plainte. Voici les certificats prouvant que mon bras est égratigné et mon pouce comme un pilon de poulet mauve. J'peux même plus dévisser ma bouteille d'eau.

J'aimerais bien que ça se termine rapidement, tout ça, parce que faire les certifs à l'hosto et la plainte chez vous, ça prend du temps, il est maintenant 2h du mat', et j'aimerais avoir cinq minutes pour pleurnicher correctement dans mon lit avant de m'endormir pour aller au boulot, comme toute Cruche malheureuse qui se respecte.

-Vous avez fait ce qu'il fallait.

-Ah ben c'est sûr, s'il me dit qu'il veut plus de moi, je vais pas lui coller aux basques, hein...

-Euh, non, pour votre voisine, je parle.

-Ah ouais. P'têt' bien.

Je dépose plainte pour violence douloureuse et imméritée. Contre mon voisin, bien sûr.

Je certifie n'avoir rien à ajouter ou à retrancher à ma déclaration. Vérification faite en présence de l'intéressée:

Signature: (Illisible)"

Posté par annekdotas à 11:11 - Radote - Commentaires [6] - Permalien [#]
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