Chez Anne Hecquedote

Cruchotte, psychote et radote.

jeudi 26 février 2009

Genshikanne, suite et fin

J'ai assisté à une ou deux conventions dans ma vie, accompagnant des geeks et des otakus qui disent que des trucs auxquels j'comprends rien:

"Tu vas voir le concert de Chiyoko Tatsumoto?

-Bien sûûûûr, même si je trouve que l'OST qu'elle a écrite pour "Sakura Mawumori" n'est pas la meilleure, mais cela reste très bon.

-La série en elle-même, de toute façon, n'est digne d'intérêt que pour Keiji Asamune.

Cruchotte (qui essaie de reprendre pied): -Euuuh... c'est quoi, déjà, le titre de l'animé?

-Anne, on parle d'un drama et de sa musique, là.

-Aaaaaah, mais oui, bien sûr! simulai-je, dramatiquement lostée dans la translation. Et sinon, euuuh, oooooh tiens, la démonstration de kimonos va commencer dans trois quarts d'heure, 'faut y aller, là, on va rater le début, sinon."

On se met en route sur fond de "Rêverie Ultime 552, quand même, c'est moins bien que Rêverie Ultime 277 -En tout cas, aucun n'a égalé Rêverie Ultime 348! -Ah ça, chuis d'accord"

Quelques tableaux choisis:

1. Anne discute avec ses amis:

"Anne! regarde, je fabrique des AMV pour participer au concours d'AMV!

-Super! chais pas de quoi tu me parles, mais c'est génial!"

2. Anne visite les stands de jeux et d'activités:

"Regarde, Anne, je m'inscris au karaoké!

-Ouais, trop cool! oh mais attention, tu as choisi la version jap'...

-Je sais, je vais chanter en japonais!

-Ah bon, mais tu connais les paroles?! et tu déchiffres le japonais? waaah, mais t'es vraiment trop forte!"

3. Anne regarde les marchandises:

"Oh, il est beau, ce boukarte "Frites en baskets".

-On dit "art-book", Anne.

-Ah pardon! Artbukan, donc.

-Non, Anne, Art-book, ART-BOOK!

-Hard-book? mais 'y a rien de hard, regarde, c'est des illustrations de Tuki et Yohru... ah, lui, c'est mon préféré, Naka-Beko!"

Bref, le boulet, la noob, l'ignare, c'était moi.

Après quelques siècles de lectures, j'ai fini par saisir à mon insu quelques rudiments, enfin, j'ai pigé les bases*: un drama, c'est un feuilleton avec de vrais acteurs; une OST, c'est une bande-son; une AMV, c'est des images d'animés montées avec la musique de son choix dessus. La J-music, c'est de la musique japonaise.

***

C'est donc lourde de ce bagage que j'assistai à la Chibi JE Sud, en bonne compagnie. Ladite compagnie a rencontré des relations pendant la fiesta.

"Alors, Cruchotte, Marc-Antoine, Marc-Antoine, Cruchotte. Marc-Antoine est un pote du boulot.

-Salut!

-Salut! Et donc, blablabla, banalités d'usage?

-Autres banalités d'usage, rituelles et sociales."

Nous blablatâmes:

-Y a de bonnes affaires, chez Anim'et Rabais.

MA: -Ah oui, genre, c'est un peu moins cher qu'à la Fnargh?

Cruchotte (s'étrangle): -"Un peu"?! L'intégrale des Vachers de l'Espace à 15€ au lieu de 80?!

MA: (N'eut pas l'air de tilter)...

C: -T'sais, les Vachers de l'Espace... qui voyagent, dans leur vaisseau, le Tri-Flop, avec une gitane... l'une des meilleures séries jamais faites... avec une musique fabuleuse...

MA: -Oui, je connais les Vachers de l'Espace.

(Ah, tout de même... mais pourquoi me regarde-t-il bizarrement?)

Une foule en délire fit diversion (version):

-HIIIIIIIIII!

-Ah ça, ça doit être Ryô Fujimura qui entre en scène! fis-je pour parler d'autre chose.

-Qui?

-Ben... Ryô Fujimura...

-Ah, tu connais?

-Oh non, nonononon. Juste un peu sur Deezer, parce que je savais qu'il allait venir, mais j'écoute pas de J-music, je sais juste que c'est le chanteur d'Acid Flavor... (et je le sais parce que j'ai lu le programme...)

-Jimiouzique?

-Quoi, c'est pas comme ça qu'on dit? (mince, je me goure encore?)

-Ah, pour "musique japonaise"? (mais pourquoi me regarde-t-il avec de gros yeux étonnés?)

-Euuuh, ouais, c'est ça, voilà. Bon, c'est un chanteur, p't'être qu'après, il a joué dans des dramas, j'en sais rien, je suis pas du tout ça, c'est trop taré pour moi...

-Des quoi?

-Dramas. Feuilletons.

Silence gêné. Regard étrange de sa part. Un peu... "méfions-nous, peut-être que cette chose est dangereuse".

Je n'aurais cru dire cela un jour tant mes connaissances en sous-culture sont minces. Et pourtant, impatientée de passer pour la bête curieuse dans cette foire à dingues, je lançai:

"Oui, ben quoi? Je sais, je suis une otaku, une geek, et j'assume!" (même si je télécharge pas Gokusen, ni rien, d'ailleurs!)

Ceci eut l'avantage de détendre l'atmosphère.

***

Je n'en revenais pas. Ce jeune homme n'était pas au fait de la production d'animé, ni de manga, ni des prix de ceux-ci, ni des loisirs annexes... et pourtant, il était là! et moi, Cruchotte parfaitement ignare, sous-apprentie geek, même pas vraie otaku, pas fichue de dessiner ou de parler japonais pour autre chose que les éléments comestibles de la culture, j'ai eu l'air... j'ai eu l'air... d'une "vraie". Absconse jusqu'à l'absurde, j'ai semblé** les collègues des forums à fond dans leur trip au début de ce post; j'ai été à leur place face au nouveau venu. 

L'écart entre eux et moi me semblait si grand, que je ne croyais pas cela possible.

Sans être aussi impliquée que certains, il faut croire que j'ai résolument basculé d'un côté.

***

Bien, c'est pas tout ça, mais maintenant, 'faut que je réinstalle la télé pour revoir "Nolife".

*"Pompoko".

**"Manon des Sources".

Certains dialogues sont en partie fictifs, pour prouver, s'il en était encore besoin, ma teneur en cruchitude. Les noms des oeuvres et des artistes, pour la plupart, sont des déformations ou des inventions.

Et comme je trouverai joli que ce post se termine en chanson, en voici une qui ne déparera pas dans le contexte.


Posté par annekdotas à 08:12 - Egote - Commentaires [4] - Permalien [#]

mardi 24 février 2009

"Genshikanne"

"PLAF!"

"Aïe!" répondis-je en le regrettant aussitôt. Je ne m'attendais pas à tomber si rudement en plein sur un dos maintenant rempli de douleur.

Je me rappelai les paroles d'un collègue qui s'entraînait à l'escrime: "C'est plus dur avec les débutants. Comme ils ne savent pas ce qu'ils font, ils font n'importe quoi, et ils te font vraiment mal." Je viens d'en faire l'expérience.

La douleur finit par s'estomper, je me relevai et continuai à jouer avec un jeune ado.

***

C'était la Chibi Japan Expo Sud, et je ne résistai pas à l'envie de voir (trop) près les tapis du coin arts martiaux. J'adore m'initier aux arts martiaux lors des conventions. Vous êtes sur un tatami en tapis de gym, vous ne comprenez rien aux mouvements, vous êtes lent, vous êtes lourd, vous êtes gourd, les jambes fermes comme une soupe de nouilles, vous ne savez que faire de vos poings ni de vos pieds, mais les gentils maîtres, en passant, vous gratifient d'un "C'est bien!" que vous ne croyez pas, parce que vous savez que vous n'arrivez pas à la moitié de leurs orteils entraînés. 

La douleur estompée, je me relevai et repris l'entraînement.

"Alors, maintenant, on va voir une prise! vous, Mademoiselle?

Quoi, moi? je dois m'approcher du charmant, du boss, de l'entraîneur, c'est ça?

"Oui, venez."

'Vaut mieux pas désobéir, il peut m'envoyer au tapis. D'ailleurs, il va le faire.

"Ca va?

-Ouiouiouioui, ça va.

-Alors, attrapez-moi.

-Que je vous attrape?

-Oui. Par où vous voulez.

(n'en croyant ni ses oreilles, ni ses yeux, ni sa chance)-Où...  où je veux?

-Où vous voulez."

Je réfléchis à toute allure, je ne dois pas me tromper. Epaules? c'est bien, ça, les épaules de garçon, mais là non, pas assez... non, les poignets, je n'y pense même pas; le cou, on vient de le faire, on va pas refaire; qu'est-ce qui est sympa à attraper, réfléchis, c'est quoi, c'est quoi, c'est quoi l'un des intérêts majeurs des arts martiaux? Le... la...

Je levai la main et empoignai solidement la veste au niveau de la poitrine, et tirai vers moi. Peut-être que je ne suis pas si fermée que ça aux délires de domination, j'en parlerai à Chut quand elle reviendra. 

"Euuuh... je peux, là? fis-je en jouant un peu de la poigne pour secouer ma prise.

-Oui, euh, oui... on voit que vous avez l'habitude...

-J'bosse dans une Zep, c'est pour ça.

(Et je suis amoureuse de vous, surtout.)

-Alors, ce qui en dangereux avec une telle prise... reprit-il avant de montrer comment s'en défaire par un gracieux et improbable enchaînement.

Ce qui est fabuleux avec les pros qui connaissent leur boulot, c'est leur façon de vous faire tomber. Vous n'avez pas le temps de comprendre ni de voir ce qu'il fait que vous êtes déjà par terre. Vous ne tombez pas, ils vous posent, et vous chutez avec délicatesse, pile dans la bonne position pour ne pas vous faire mal. C'est magique. 

L'initiation finie, je repris ma balade dans la convention, faillis mourir étouffée dans la cohue autour des stands, admirai les deux splendides cosplayeuses en geishas, parlai à Song Yang ("Teint que you (pour le dessin, NdA), Aïe ope youl ave eu naïce ouikène ine Massalia"), écoutai un fort beau concert de koto, et appris l'existence d'amusants geeks. Je fis également une rencontre qui me laissa pantoise d'étonnement...

(A suivre...)

Posté par annekdotas à 11:01 - Egote - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 18 février 2009

Musique


Découvrez MiLK & Fruit Juice!


Posté par annekdotas à 23:08 - Audiote - Commentaires [4] - Permalien [#]

samedi 7 février 2009

Musique

   Toujours garder ses habitudes musicales, ça, 'faut pas faire. Changeons donc un peu.


Découvrez Frédéric Chopin!

Posté par annekdotas à 02:56 - Audiote - Commentaires [2] - Permalien [#]

dimanche 1 février 2009

Comment se prendre une veste

    Encore?! mais je viens d'en séparer deux! Je déteste ce jeu!

    Ils jouent encore à s'attraper par le cou et à se faire tomber par terre! j'en ai marre! c'est stupide, dangereux, et il faut toujours que j'intervienne physiquement car ils ne m'écoutent pas!

    "Les garçons! Lâchez-vous!"

    Ils continuent à grand bruit de froissements de blousons.

    "Héhooooooo! (heureusement que je m'entraîne avec "Zelda" à crier sur ma DS) ça suffiiiiit, lâchez-vous!"

    -Que nenni, certes pas, répond pour eux leur roulage au sol.

    Je suis très agacée. Et même plus: je suis escagassée, comme on dit ici.

    J'attrape celui du dessus, mais je m'y prends mal. Déséquilibrée, je roule comme une potiche. Les autres rient.

    Je me relève, très courroucée, attrape une bonne prise, et tire.

    M'enfin? quelle camelote, ces doudounes! on voit que c'est pas de la qualité. Si c'était ma mère qui l'avait faite, elle aurait tenu le choc. Au lieu de quoi, la manche s'est magnifiquement déchirée au niveau de l'épaule. Voyons le côté positif des choses: il s'est relevé et a lâché son pote comme je le lui avais demandé quelques lignes plus haut.

    Certes, j'aurais préféré qu'il le fasse sans qu'il ne me menace -en paroles, rassurez-vous- d'une baffe. A ce niveau-là, j'ai encore des progrès à faire. Le relationnel, c'est dur.

    Un GT* passe et disperse l'attroupement avide de baston.

    Je ne peux m'empêcher de rire en le voyant sortir, très digne, sans manche du coude à l'épaule...

    Heureusement que je n'ai pas attrapé l'oreille...

*Great Teacher.

Posté par annekdotas à 22:24 - Radote - Commentaires [1] - Permalien [#]
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