Chez Anne Hecquedote

Cruchotte, psychote et radote.

mardi 18 novembre 2008

La crise

    "Bon, la superstar du catch, c'est pas le moment du championnat, alors tu lâches ton pote.

    -Bah de toute façon, j'en ai rien à foutre de ce que tu dis!

    -Quoi?

    -J'en ai rien à foutre de ce tu dis, repéta-t-il avec un large sourire.

    -Alors déjà, c'est "j'en ai rien à foutre de vous dites", tu ne me tutoies pas.

    -Ca te dirait qu'on sorte ensemble?

    -Mais tu me prends pour qui? Je suis pas ta pote, tu me parles pas comme ça..."

    Je fais mon blabla (inefficace, mais est-il besoin de le dire) de Cruche super-énervée.

    Il sourit toujours.  Puis, il leva les mains et essaya de m'étrangler. Je suffoquai, terrifiée de le voir sourire comme un enfant qui joue à quelque jeu innocent. Il me lâcha. Aargh, c'est pas normal, c'est pas possible, ça va pas se passer comme ça, je vais rédiger un rapport terrible! Enfin, quand cette grenouille aura fini de coasser! La ferme, la grenouille!

    Grenouille? au boulot?   

    C'est mon réveil qui coasse. C'était un cauchemar...

Posté par annekdotas à 11:27 - Egote - Commentaires [4] - Permalien [#]

vendredi 14 novembre 2008

La page blanche

    "Or donc, et bien..."

...

    "Alors..."

    Euuuuuh...

    Pffffffff...

    "G-Pério, il..." Non, ça vient pas.

    "Donc, moi, au boulot..." euh... non plus.

    C'est l'histoire d'une fille qui... euh... il va lui arriver un truc... et à la fin de la nouvelle, il y aura une chute... il faut juste que je remplisse le début, le milieu et la fin...

    Mouais, c'est pas gagné.

    C'est un bouquin que j'ai lu, drôlement bien, d'ailleurs, je dis que c'est bien,... non, c'est nul.

    "J'ai acheté un four, plus que le batteur et je vais pouvoir pâtisser à ma convenance."

    Non, pas ma vie électro-ménagère, quand même...

    Bon. Rendons-nous à l'évidence: mes mots, ces précieuses bestioles éthérées et délicates, se sont encore tous envolés! Plus un pour se placer complaisamment sous mes doigts.  Et bien, on va attendre qu'ils reviennent, en les appelant, en griffonnant, en jouant, en apprenant... Je lancerai des miettes de phrases en couinant "Petits, petits, petits..." comme les mémés à pigeons. Ils finiront bien par revenir, ne serait-ce que par curiosité.

    Cela n'a aucun rapport, mais un mignon rouge-gorge s'est posé dans mon jardinet, aujourd'hui. Il me rappelle que je dois adopter un chat.

    Il pourra ramener ce gibier mieux que moi...

    Petit, petit, petit...




Posté par annekdotas à 19:05 - Egote - Commentaires [3] - Permalien [#]

lundi 3 novembre 2008

Musique

Ils sont deux, ils s'appellent Rodrigo et Gabriela, il n'y a ni paroles ni voix, mais fichtre, leurs guitares sont bien agréables dans mes oreilles de Cruche. Essayez donc.




Découvrez Rodrigo y Gabriela!

Posté par annekdotas à 18:41 - Audiote - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pazza Pizza, fin

Me voilà donc, devisant joyeusement avec un gentil garçon rencontré par hasard, en train d'arpenter la Corniche de Massalia. Mais qui vis-je, là-bas?

Une ancienne camarade de loisirs. Je ne suis pas ravie, mais soyons polie.

"Oh, Anne! ça fait super longtemps! la dernière fois que je t'ai vue, tu allais changer de vie.

-Oui, euuuh, bon... changer de vie, c'est un bien grand mot, j'allais juste larguer mon copain, hein... alors, euuuh, Gavrilo, Amel, Amel, Gavrilo*.

Le jeune Lutécien salua courtoisement.

"Ah oui, Gavrilo! je me souviens, tu m'avais beaucoup parlé de lui!

-Ah non, c'est pas possible, dis-je en ne manquant pas de m'esclaffer intérieurement.

-Mais si!

-Ah, cela m'étonnerait, dit le jeune homme, qui doit bien rire lui aussi.

-Ca doit faire une heure qu'on se connaît.

-Ah oui? Comme c'est mignoooon! glousse-t-elle, la voix pleine de sous-entendus.

Après les banalités d'usage, nous prenons congé. Elle conclut: "Bon, ben, salut, Anne... prends bien soin de toi... et de Gavrilo!"

Oui, oui, c'est ça.

Nous revînmes en riant vers le centre. La nuit s'avançant de plus en plus, nous nous souhaitâmes bonne route et chacun repartit de son côté. Sans mails ni numéros de téléphone, parce que nous ne nous demandâmes ni l'un ni l'autre. 

Je songe vaguement que la soirée était bonne. Et offrir une pizza est bien plus drôle qu'un câlin à un inconnu.

Il est donc inutile d'en tuer la saveur de cette éphémère rencontre en précisant qu'une fois chez moi, je vis que j'avais un morceau de pizza coincé entre les dents...

*Les prénoms sont modifiés.

Posté par annekdotas à 17:42 - Les Autres - Commentaires [0] - Permalien [#]
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